J’avais quelque peu entendu parler de ce livre il y a deux ans, à sa sortie. J’en avais lu quelques passages et on me l’avait recommandé. Lire de l’ancien
conseiller et bras droit de François Mitterrand à la présidence, savant reconnu et homme de gauche respecté, que d’ici 2050, c’est plus l’Europe de demain qui ressemblera à l’Afrique
d’aujourd’hui plutôt que l’Afrique de demain qui ressemblera à l’Europe d’aujourd’hui ; voilà qui avait de quoi intéresser. D’autant que, quiconque est déjà allé faire un tour sur des sites
dénoncés comme d’ « extrême droite » sait qu’on y voit, si rien n’est fait, un avenir similaire. Pour autant, sans porter aucun jugement sur l’une ou l’autre des perceptions de
l’avenir, la lecture du livre de Jacques Attali dans son intégralité permet de voir que les raisons invoquées ne sont pas tout à fait les mêmes.
Aussi la lecture de l’avant-propos m’a
donné envie de poursuivre ma lecture, pour voir si deux ans après sa sortie, un proche avenir déjà par rapport à 2006, quelques-unes des grandes lignes énoncées par l’économiste commençaient déjà
à clairement pointer leur nez. Son idée majeure portant sur la poussée fatale de ce qu’il appelle [...]
Guy
Millière, Qui a peur de l’islam ! La démocratie est-elle soluble dans l’islam ?, Paris : Editions Michalon, mars 2004, 139p.
Philosophe, économiste et traducteur proche des néo-conservateurs et l’un des rares intellectuels français à avoir officiellement et publiquement soutenu Georges W. Bush,
chargé de cours à l’université Paris VIII, Guy Millière est l’un des rares intellectuels de ce niveau à passer outre le politiquement correct et à dire franchement ce qu’il pense. Auteur
de Ce que veut Bush et de Pourquoi Bush sera réélu, il nous dit franchement dans ce petit essai, ce qu’il pense de l’islam comme religion telle qu’elle est, et comme territoires
tels qu’ils sont. Petit essai de 139 pages, il ne faut guère s’attendre à une démonstration détaillée du Coran, des Hadiths et de toute la sunna. C’est un témoignage et une série de réflexions
que nous donne Millière. Un témoignage sur sa jeunesse, ses voyages en terres d’islam, ses rencontres, ses amours, ses passions et ce qu’il a appris là-bas, parmi les gens comme parmi les textes.
Il témoigne et s’interroge. Pourquoi toute tentative de réforme de l’islam s’est-elle endormie depuis la tentative mutazilite ? Pourquoi si [...]
C’était mon premier livre de cet auteur. Avraham B. Yehoshua, né en 1936 à Jérusalem, écrivain israélien d’origine sépharade. J’entamai son premier roman international, L’Amant, écrit
entre 1974 et 1976 et publié en France en 1977. On m’avait tenu des propos mitigés sur l’auteur, moins connu qu’Amos Oz, son contemporain lui aussi jérosolomytain, et d’un hébreu moins fouillé
que Shmuel Agnon, l’un des pères du nouvel hébreu.
Pourtant je fus agréablement surpris. Et je me plongeai dans le cœur du roman, qui, comme pour ses nouvelles, « rompt avec la jeune tradition littéraire israélienne en introduisant une
dimension de rêve et d’ironie dans le réalisme souvent austère et sombre de ses contemporains ». Long de 450 pages bien tassées, je ne pouvais le lire d’une traite. Mais chaque jour, à
chaque lecture, j’attendais la suite. La suite d’une histoire bien menée, attrayante, parfois presque choquante. L’histoire d’un homme, Adam, à la recherche de Gabriel, l’amant de sa femme
Assiah. L’histoire d’une famille déboussolée par la mort à 5 ans de leur premier enfant. L’histoire de ce garagiste richissime, perdu dans ses pensées et son silence ; de sa femme, brillante
enseignante, et de leur [...]
Né en 1939, à Jérusalem, au milieu des Sholem, des Buber, des
Bergmann et des Agnon; une ville, où, lui disait son père, l'on croise des écrivains de stature mondiale, Amos Oz peut aujourd'hui compter parmi eux. Avec Yehuda Amichaï, A.B. Yehoshua, T.
Carmi et Aharon Appelfeld, il appartient à cette deuxième génération de langue hébraïque arrivée à maturité dans les années 1960, succédant aux figures majeures qu'ont été Haïm Brenner, Nahman
Bialik, Berdyczewski ou Agnon. Ecrivain engagé, notamment auprès de l'association « La Paix maintenant » dont il est l'un des fondateurs, il distingue néanmoins deux « stylos » dans la mission
d'un intellectuel : celui du roman et celui du citoyen.
Influencé également par les oeuvres de Tchékhov, Dostoïevski ou Tolstoï, cet enfant élevé dans une famille juive observante - et pour qui Tel Aviv la lointaine (pourtant à 30km à vol d'oiseau),
avec sa mer, apparaissait comme la vraie vie dans les années 1940 - finit par quitter son milieu d'enfance pour s'installer au kibboutz Houlda, en Haute Galilée, où il change de nom et par là
même, de vie. Le kibboutz, cette expérience littéraire qu'il dénonce par la suite comme communauté « fusionnelle et totalisante » constitue toute une tranche de son oeuvre, [...]
Professeur d'histoire à l'université de Toronto, Michael Marrus est co-auteur avec Robert Paxton de Vichy et les
juifs, il est encore l'auteur de The politics of assimilation, de L'holocauste dans l'histoire et d'un ouvrage sur Les juifs de France à l'époque de l'affaire
Dreyfus. On peut dire que ses thèmes de recherche tournent globalement autour de la question des Juifs. En 1985, il s'intéresse à la question des réfugiés à travers son livre The
unwanted, European Refugees in the twentieth century, traduit en français par Les exclus. Réfugiés européens au XXe siècle. Là encore la question des Juifs n'est pas très loin
puisqu'ils constituent nombre de ces réfugiés, mais c'est une histoire plus large, plus générale qu'a voulu faire Marrus. En fait à travers la question des réfugiés c'est toute l'histoire du XXe
siècle qui défile, de la fin de « la belle époque » au début de la guerre froide en passant par la Grande guerre, la révolution russe, Mussolini, Hitler mais aussi tous les conflits
locaux des Balkans à l'Europe de l'est. Alors qu'aujourd'hui encore les travaux sur les réfugiés sont peu nombreux et s'illustrent par quelques revues
telles que
le [...]
Journaliste à Charlie Hebdo - journal satirique
sous la direction de Philippe Val actuellement poursuivi au tribunal pour la publication de caricatures de Mahomet -, rédactrice en chef de la revue Pro - choix et auteur de
Tirs croisés en 2003 et de Frère Tariq en 2004, où elle dénonce le vrai visage de Tariq Ramadan - qui a toujours refusé de débattre avec elle -, Caroline Fourest,
entreprend dans son dernier petit essai, de dénoncer cette fois, la « tentation obscurantiste » d'une certaine gauche, dont elle entend se démarquer. La dérive d'une
deuxième gauche, radicale, révolutionnaire, altermondialiste, vers une nouvelle forme de totalitarisme, fourvoyant avec l'islamisme, qu'elle décrit, nous paraît juste et précise. A vrai
dire, on finit même par se perdre au milieu de tous les noms qu'elle cite, ou de toutes les associations dont elle souligne la dérive, telles que le MRAP bien sûr, Une Ecole pour
tous, les Etudiants musulmans de France, ou la revue Nouvelles questions féministes et les propos de sa fondatrice Christine Delphy ... etc ... Il serait bien
entendu trop long de les citer tous. L'analyse qu'elle fait de la tentation de certains milieux tiers - mondistes à s'allier avec des islamistes, comme à Durban en [...]
Boutros
Boutros–Ghali, Shimon Peres, 60 ans de conflit israélo–arabe. Témoignages pour l'Histoire. Entretiens croisés avec André Versailles, Bruxelles : Editions Complexe, janvier
2006
S'il ne fallait lire qu'un seul livre pour comprendre le conflit dit israélo–arabe, je ne vous conseillerais sûrement pas celui–là. Ouvrage de grand public, confrontant deux
hautes personnalités établies, un Copte chrétien, issu de la haute bourgeoisie égyptienne : Boutros Boutros–Ghali, ministre des Affaires
étrangères sous Anouar El–Sadate et ancien secrétaire général de l'ONU; et un israélien du parti travailliste, ayant assuré nombre de postes en Israël, dont celui de premier ministre à plusieurs
reprises : Shimon Peres. Si vous souhaitez parcourir les évènements qui jalonnent ces 60 ans, découvrir quelques anecdotes sur les rencontres internationales et la manière
d'être de certains hommes politiques d'envergure
(Sadate, Kissinger, Carter, Begin
...), ou le quotidien d'un diplomate, alors sans doute ce livre vous plaira. En revanche, si vous entendez réellement comprendre les enjeux d'un conflit
complexe, comprendre vraiment pourquoi des Juifs ont pu et peuvent revendiquer la Judée–Samarie, soit la rive [...]
Elie Barnavi et
Luc Rosenzweig, La France et Israël. Une affaire passionnelle, Paris : Perrin, septembre 2002
Site francophone, souvent porté sur Israël et le monde juif, même si pas uniquement, il nous fallait étudier et rendre compte de la parole de certains privilégiés
de cette relation franco – israélienne, tel Elie Barnavi.
Ambassadeur d'Israël en France de décembre 2000 à octobre 2002, celui-ci revient sur son parcours pendant deux ans, et acompagné par Luc Rosenzweig -
journaliste à Libération puis au Monde - il pose un regard d'historien, et de professionnel sur les relations entre Israël et la France pendant ces deux années difficiles. Même s'il ne s'interdit
pas quelques mobilisations de l'histoire afin de mieux comprendre certains situations, il ne s'agit pas d'un livre d'histoire mais plutôt d'expérience. Et de l'expérience, Monsieur Barnavi en a!
Et il l'exprime mieux à l'écrit qu'à l'oral, surtout à la télévision, où, à mon sens, l'historien - ambassadeur est un peu mou, alors qu'il faudrait parler plus vite, être plus agressif et plus
vivant. Dans son livre, en tout cas, il revient précisément sur plusieurs affaires et relations avec l'Elysée ou Matignon. Des remontrances de Jacques
Chirac envers Ehud
[...]
Né le 5 octobre 1931, Charles
Taylor est philosophe et politologue québécois et professeur au collège Massey de l'université de Toronto et à l'université McGill à Montréal où il enseigne la philosophie et la science
politique. Il prend également aujourd'hui une part de plus en plus active dans le monde politique québécois. Sa réflexion philosophique et politique traite des problèmes d'identité et
d'intégration ethnique et culturelle au sein d'un espace libéral pluraliste. On peut résumer les principes généraux de sa pensée de la façon suivante.
Selon lui l'idéal moral est lié à l'histoire et aux évolutions culturelles. Il s'accomplit dans la recherche d'une « authenticité » (histoire, traditions, culture) dont les sources sont
celles du sentiment moderne d'identité personnelle où « chacun de nous est sa propre mesure ». Il y a deux types de revendications humaines qu'il s'agit de concilier : l'une est celle de
l'appartenance à la communauté humaine dans son ensemble, et l'autre est celle de la reconnaissance de la différence, de l'individualité, et de la dignité de la personne au sein de la
communauté.
Il affirme que la formation de l'individu se fait dans un rapport à l'autre. Les sources du moi ne peuvent [...]
Auteur d'une thèse intitulée La torture
et l'armée pendant la guerre d'Algérie. Les soldats, leurs chefs et les violences illégales soutenue en 2000 à L'IEP de Paris sous la direction de Jean-François Sirinelli puis
publiée en 2001 sous le titre
La torture et l'armée pendant la guerre d'Algérie, 1954-1962, maître de conférences à l'université Rennes 2 tout d'abord puis à l'université Paris1, chercheuse à l'Institut du
temps présent autour de la violence de guerre, de l'histoire du genre et surtout de la guerre d'Algérie, Raphaëlle Branche semble être tout à fait appropriée pour écrire une synthèse sur
l'histoire de la guerre d'Algérie. Dans La guerre d'Algérie : une histoire apaisée ? elle s'interroge à la fois sur les conditions de l'écriture de l'histoire de la
guerre d'Algérie depuis cinquante ans à travers le « poids de la demande sociale » et l'accès aux sources, et sur l'étendu de la production historique, des travaux s'attachant à la
guerre d'Algérie. Son ouvrage se divise en trois parties qu'elle dit elle-même indépendantes. Elle aborde les questions de la mémoire de la guerre, de sa perception par la société et de
l'influence que cela suscite sur l'écriture de l'histoire, la question des [...]
Jean Pierre
Rioux, La France perd la mémoire. Comment un pays démissionne de son histoire, Paris : Perrin, 2006
Spécialiste d'histoire politique et culturelle contemporaine, directeur de la revue scientifique Vingtième Siècle, chroniqueur à La Croix et à
Sud-Ouest, Jean pierre Rioux, professeur à Sciences Po, publiait en avril dernier La France perd la mémoire. Livre où il revient sur les conflits de mémoires qui
touchent l'hexagone depuis plusieurs années. Bien qu'historien scientifique, universitaire, peu engagé, force est d'avouer que son livre est polémique. Nombre contesteraient ses analyses sur le
bilan de santé d'une «Nation - mémoire», à son sens, peu encourageant. A vrai dire, nous ne contesterons pas vraiment cette vision des choses qui veut que les conflits de mémoires de différents
groupes interposés, à travers différentes communautés, ont créé un climat douloureux et peu encourageant pour l'avenir de l'esprit national français. Communautarisée, divisée, racialisée,
opposée, la France se porte mal. Pas de doute.
Pour autant, nous ne rejoignons pas toujours l'auteur dans ses sentiments citoyens. Ainsi, bien que chroniqueur à La croix, et préoccupé par la ferveur d'un
projet [...]
Je connaissais Orianna Fallaci suite à la parution de
La rage et l'orgueil en 2002. Sur le conseil d'une lectrice, j'ai entrepris la lecture de son dernier livre, La force de la raison, la suite - et pensait-elle, la conclusion -
du précédent.
Les fans de la miss ne seront pas déçus. Certes le début paraît un peu répétitif, elle nous rabâche un peu les leçons d'histoire sur les invasions arabes et
l'occupation qui suivit, de l'Espagne à l'indonésie, appelée "les conquêtes arabes" par les historiens. Cela dit, elle remet en place quiconque en fait une grande époque. Ce qui est dommage,
c'est que son discours, comme toujours, n'est entendu que par ceux qui veulent bien l'écouter. Elle nous sort encore quelques histoires en Italie. Ce qui m'a, à ce propos, le plus frappé, ce sont
les chiffres qu'elle donne; en fait, bien qu'elle dénonce l'Italie comme base avancée de l'Islam, le nombre de musulmans en France semble bien plus grand, même proportionnellement.
Mais finalement, le plus intéressant reste encore ses multiples témoignages de grande journaliste internationale. Comme dans La rage et l'orgueil, elle
nous parle de ses rencontres et de choses que nous n'avons pas connu, pas à mon âge en tout cas. Les phrases les [...]
Si Antoine Prost est avant tout un
historien spécialiste de l'éducation et de l'enseignement, aujourd'hui professeur émérite à l'université Paris Panthéon - Sorbonne, par sa thèse d'Etat sur Les Anciens combattants et la
société française (1914-1939) en 1977, il a néanmoins contribué à l'étude de l'histoire de la première guerre mondiale. Quant à Jay Winter, professeur d'histoire à l'université de
Columbia puis nommé à Yale en 2001, il est incontestablement un spécialiste de l'histoire de la Grande Guerre, auteur ou co-auteur d'une douzaine d'ouvrages tels que The Great War and the
Shaping of the 20th Century, Sites of Memory, Sites of Mourning: The Great War in European Cultural History, 1914-1918, et son plus récent The Generation of
Memory. C'est donc grâce au travail en commun de deux grandes figures de l'histoire, un Français et un Américain, que s'est écrite la synthèse historiographique sur l'histoire de la première
guerre mondiale dont nous faisons l'étude. C'est dire si le projet est immense, faire l'histoire de l'histoire de la Grande Guerre. En outre les auteurs précisent qu'ils ne se sont pas fixés
uniquement aux ouvrages d'écriture universitaire, sont intégrés [...]
Les partiels
finis, reprenons à présent nos lectures et nos discussions en matières politiques et économiques. Je rends compte aujourd'hui d'un petit livre de 100 pages, paru chez Grasset en 2004,
La démocratie et le marché de Jean-Paul fitoussi, célèbre professeur d'économie à l'institut d'étuds politiques de Paris.
Fidèle à lui-même, homme dit de sensibilité de gauche, Fitoussi cherche à montrer que le meileur des régimes qui conviennent
au marché, lui qui selon Kenneth Arrow ne s'accomode d'aucun régime politique, reste, malgré tout, la démocratie. La démonstration est intéressante, bien que sur lumières du monde,
nous n'en n'ayons pas eu besoin pour croire en le bien-fondé de la démocratie. Mais Fitoussi fait en fait la chasse à ceux qui défendent qu'un bon fonctionnement du marché doit
s'accompagner d'une baisse du niveau de démocratie, pour permettre à l'inégalité économique de mieux prendre racine. Telle n'est pas notre vision des choses, la démocratie étant, pour
nous, avant tout, un lieu libre de débats, discussions et d'échanges de savoirs faisant place à une libre décision de la majorité, dans le respect de la minorité.
Ainsi les avantages du marché doivent être défendus fièrement, en
comparant les [...]
Commentaire extrait de la newsletter de l'UNI, le syndicat étudiant de droite, avec qui j'ai des contacts, mais de loin, sans y appartenir, ni forcément souscrire à leurs positions, souvent trop alignées sur la politique du gouvernement de droite d'ailleurs (ceci étant sûrement dû à leurs financements, non?). Que certains se rassurent en tout cas, ou d'autres s'inquiètent peut-être, l'UNI aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec l'UNI d'extrême droite d'autrefois. J'ajoute qu'étant en ce moment en examen, je n'ai pas encore lu le livre, il me paraissait simplement utile de le faire connaître aux lecteurs.
Gad.
Que reste-t-il de la « France éternelle » ? L’auto flagellation, la repentance, et le déclinisme sont devenus des figures à la mode. De rentrées « littéraires » en « unes » de magazines ces anathèmes prospèrent à tel point que nos compatriotes ont petit à petit oublié d’aimer leur pays. Cet amour on le retrouve dans les yeux et sous la plume d’Andreï Makine, sibérien de naissance et français d’élection. [...]
:
Blog d'études politiques, historiques, philosophiques et de la société en général. Bien que majoriatirement porté sur les sciences sociales, lumieresdumonde a pour ambition d'aborder, grâce à ses différents collaborateurs, tous les domaines de la culture, de la science, de la politique, et simplement de la vie.
Commentaires